Balad-al-Jamah, ville de départ des Légendes de Gandariah

La ville de Balad al-Jamah, cité franche, est située à l'intersection de trois royaumes: le Shadiraï ou Coeur-Royaume, le Tahugûthân, terre traditionnellement obscure qui fut récemment gouvernée par les alamites du delta, et le Bazilân, terre occidentale préservée contrôlée par le Régus Voladim el-Moldari.

En bref, la ville est héritière des traditions de trois grandes entités politiques, sans compter qu'elle fut capitale confédérale de l'empire du temps de l'Assemblée des Trônes, lorsque tous les rois de Gandariah avaient situé leur cour commune dans le palais du Trône de Cristal.

Balad-al-Jamah est une ville portuaire située sur une péninsule, et traversée de cours d'eaux menant à la mer du Golfe d'Azkara.

C'est une ville ancienne qui brille encore de sa splendeur passée, entretenue comme ville de commerce et de diplomatie pour toutes les entités politiques de l'ouest et du centre de l'empire confédéral. Ses merveilleuses fontaines de grès diffusent une eau claire et abondante, sous l'oeil des bienveillantes statues des muses, et l'on y entend parfois des chants lancinants, semblant émaner de la Voix des Sources, une légendaire poétesse mystérieuse enfermée quelque part, et contant les heures passées du monde.

En dehors des quartiers d'habitation cossus des bazilars, shadirites et alamites, organisés par clans, il existe dans l'enceinte préservée par de hautes murailles le quartier palatin du Trône de Cristal d'Ishkaladar, tout à l'ouest, tandis que l'est de la ville héberge l'esplanade des temples. On y compte un temple à Ishtar -contenant l'idole de Baal et les Tentures des Mille et Un Djinns- un temple de Mezdahor -contenant le Mémorial de Noréa- et le temple de Dimitra de la petite communauté mazighani qui vit essentiellement sur le dos des cultes. Ce sont les prêtres qui récoltent l'impôt en grain et l'entreposent dans de nombreux greniers dont la sécurité est assurée par la Garde de la ville.

Il existe également de nombreux enclos près de cette esplanade, formant le marché aux bestiaux, utile pour le commerce, l'alimentation et le culte.

En dehors des murailles, s'étendent à l'infini des bidonvilles abritant les plus infortunés, n'ayant pas part au commerce et activités lucratives. Parmi eux se trouvent les nombreux réfugiés qui affluent d'Atka'ab et du Shadiraï, respectivement victimes des conquêtes d'Urzil de Baktrân et des Hordes Noires Moghûls.

La vie est rythmée par les afflux de population maritime de Pelaboria apportant de nombreuses denrées alchimiques et autres armes à feu, tandis que le sud pourvoie, avec difficulté étant donné les conquêtes environnantes, en soieries et pigments. L'économie de Balad-al-(Jamah est gravement menacée d'isolement par la chute du Shadiraï, le Coeur-Royaume étant passé sous la férule terrible des moghûls de Khagarsaï.

La cité de Balad-al-Jamah est gouvernée par le Collège des Neuf, une assemblée de vizirs, en bref des administrateurs à vie, traditionnellement désignés par les shah de l'empire, mais qui, pour des raisons de politique récente, ont pris leur autonomie et ne répondent plus de leur autorité à une quelconque instance ou à quelque shah de l'empire. La ville est donc devenue pleinement une cité-état.

Des agitateurs redoublant d'efforts souhaitent l'instauration d'une république communale, mais Balad-al-Jamah dispose déjà d'avantages importants en tant que cité-franche; une république pourrait l'affaiblir, en ces temps de guerre. Il s'agit de maintenir une autorité forte de la Garde sur la cité pour contrôler la ville face aux conspirateurs kshayatrim, aux pillards, aux bandes, et aux envahisseurs potentiels.

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